Source Principale du texte: http://forum.doctissimo.fr/sante/Apnee-du-sommeil/sommeil-apnees-sujet_2_1.htm
Le SAOS (Syndrôme d’Apnée Obstructive du Sommeil) se définit par la survenue répétitive, au cours du sommeil, d’obstructions complètes ou partielles des voies aériennes supérieures, responsables d’apnées ou d’hypopnées.

Une animation de la gorge montrant se qui se passe lors d’une apnee du sommeil
- Une apnée est définie par l’arrêt du flux aérien durant plus de 10 secondes, cet arrêt pouvant être d’origine centrale (absence de commande respiratoire), obstructive (obstruction des voies aériennes supérieures avec persistance des efforts ventilatoires) ou mixte (c’est à dire d’origine centrale puis obstructive). Au cours des apnées obstructives, la contraction des muscles respiratoires est incapable de faire entrer l’air dans les poumons du fait de l’obstruction des voies aériennes supérieures. Les apnées peuvent s’accompagner de micro éveils.
- Il n’existe aucun consensus sur la définition des hypopnées. La recherche de la survenue d’hypopnées suppose une mesure quantitative, et non plus seulement qualitative, de la ventilation. A ce jour, la définition la plus utilisée est une diminution de la ventilation (du flux aérien) d’au moins 50 % pendant au moins 10 secondes, diminution associée à une désaturation artérielle en oxygène d’au moins 4%. Les hypopnées peuvent aussi s’accompagner de micro éveils.
- On calcule alors un index d’apnées-hypopnées, soit le nombre d’apnées et d’hypopnées par heure de sommeil :
IAH = (Nombre d’apnées + Nombre d’hypopnées) / Durée du Sommeil (mn) x 60
En fait, une valeur d’IAH n’a de sens que si elle est associée à des signes cliniques. La sévérité d’un SAOS ne peut se réduire à un index mais doit tenir compte de l’invalidité que représente l’hypersomnolence, de la souffrance physique et relationnelle des patients, des répercussions du syndrome sur le système cardio-respiratoire et sur le système nerveux.
Physiopathologie du SAOS
Le SAOS est caractérisé par la répétition d’occlusions complètes (apnées) ou incomplètes (hypopnées) du pharynx. Cette région anatomique est complexe et est constituée de parois comportant des muqueuses, des muscles et des aponévroses. On remarque que le pharynx n’est constitué d’aucune structure rigide pour les soutenir et offre donc une grande susceptibilité à la déformation. Une anomalie des voies aériennes ou des muscles respiratoires peut n’entraîner aucun trouble pendant le jour grâce à des systèmes compensateurs, dont la perte pendant le sommeil peut favoriser l’apparition d’apnées.
Source: http://neurobranches.chez-alice.fr/sommeil/sas.html
Les symptômes
- Signes diurnes:
Céphalées matinales
Hypersomnolence
Accès de sommeil non réparateurs
Troubles de la mémoire
Difficultés de concentration
Troubles du comportement
Syndrome dépressif
Troubles de la libido – Impuissance
Comportements automatiques
Accidents de la circulation, accidents professionnels
- Signes nocturnes:
Ronflements
Apnées nocturnes
Sommeil agité
Sueurs nocturnes
Éveils en sursaut avec sensation d’étouffement
Nycturie
Énurésie
Somnambulisme
Dyspnée paroxystique nocturne
Hypersialorrhée
Le principal traitement contre les apnées du sommeil est la PPC ou CPAP (Pression Positive Continue). Comme il apporte dans la très grande majorité des cas une réponse symptomatique totale, il est proposé par le corps médical en première intention.
La PPC est réglée spécifiquement aux besoins de chaque personne pour subvenir à l’affaissement des voies aériennes supérieures.

Un masque est tenu en place par un harnais; le circuit va du masque la PPC qui est elle même branchée sur secteur et fournit une pression constante (ou variable dit aussi mode autopiloté) d’air au masque.

Ce traitement maintient les voies aériennes supérieures ouvertes et empêche le ronflement et l’apnée. C’est un traitement et non une guérison.
La PPC n’est pas une thérapie facile à utiliser et les gens tendent à abandonner s’ils ne remarquent pas tout de suite un grand changement. L’éducation et le suivi sur l’utilisation efficace de la PPC sont très importants pour le traitement. Les problèmes comme l’adaptation du masque, la rougeur autour du nez ou la sécheresse nasale sont des raisons communes pour lesquelles les patients veulent abandonner.
L’arrêt de l’utilisation de la PPC entraîne une réapparition des symptômes.
Traitement des SAOS : l’orthèse
Le refus initial de la PPC étant fréquent et également l’abandon de la PPC (30 à 5 ans), le corps médical prescrit en deuxième intention le port d’une orthèse.
L’orthèse présente une bonne efficacité (réduction de l’IAH de 50 % dans 75 % des cas et de 90 % dans 56 % des cas). Environ 30 % des patients ne sont pas accessibles à ce traitement qui suppose une dentition en état satisfaisant. La prescription d’une orthèse ne peut se faire qu’en coopération avec un orthodontiste et un ORL (ou un pneumoloque) et suppose un contrôle régulier par polysomnographies.
Traitement des SAOS : Chirurgie
Les patients qui souhaitent un traitement définitif du SAOS peuvent être orientés par leur médecin vers des traitements chirurgicaux dont le principal est l’ostéotomie bimaxillaire (aussi appele Bi Avancee Maxillo-Mandibulaire). Le but est d’agrandir la cavité buccale pour laisser plus de place à la langue. Pour cela le chirurgien reconstruit les mâchoires en coupant l’os en en introduisant une entretoise. Cette description paraît effrayante mais dans la pratique cette opération est pratiquée depuis longtemps en chirurgie esthétique et n’entraine ni arrêt de travail prolongé ni douleurs particulièrement insupportables.
Plus de détails, voir La chirurgie.
Enfin des techniques nouvelles sont disponibles visant à diminuer le volume de la langue ou à empêcher son affaissement dans le pharynx.
Le score d’Epworth
Cette échelle permet de déterminer l’importance des troubles du sommeil.
La probabilité de s’endormir est cotée de 0 à 3 selon le risque d’assoupissement
* 0 = jamais d’assoupissement
* 1 = risque faible d’assoupissement
* 2 = risque modéré d’assoupissement
* 3 = risque élevé d’assoupissement.
Elle est évaluée pour huit situations différentes:
* Assis en train de lire;
* En regardant la télévision;
* Assis, inactif, dans un lieu public;
* Comme passager dans une voiture roulant pendant 1 heure sans s’arrêter;
* Allongé pour se reposer l’après-midi quand les circonstances le permettent;
* Assis en train de parler à quelqu’un;
* Assis calmement après un repas sans alcool;
* Au volant d’une voiture immobilisée quelques minutes dans un encombrement;
Le total est noté sur 24.
Un score > 12 indique une somnolence pathologique et donc la nécessité de consulter un spécialiste.
Quelques Reportages Interessant
Un Reportage TF1 sur l’Apnee du Sommeil
Reportage France 5 Octobre 2008, Emission Allo Docteur sur l’Apnee du Sommeil